Après avoir recueilli plus de 25 000 signatures à l’occasion d’une pétition appelant à préserver les libertés des vapoteurs face aux attaques des pouvoirs publics et des groupes pharmaceutiques, l’Association Indépendante des Utilisateurs de Cigarette Electronique (AIDUCE) a fait parvenir le 28 juin 2013 un courrier aux 69 eurodéputés de la commission Environnement, Santé Publique et Sécurité Alimentaire (ENVI).

Le but de cette démarche ? Défendre auprès des parlementaires les attentes des utilisateurs en présentant l’expérience et les témoignages de dizaines de milliers de vapoteurs francophones ainsi que les résultats de recherches objectives sur la portée sanitaire de la cigarette électronique, au moment où s’ouvrent les débats sur la prochaine Directive sur le tabac et les produits contenant de la nicotine (PCN). Cette nouvelle Directive, rappelons-le, pourrait en effet traduire la volonté affichée des pouvoirs publics d’instaurer un encadrement drastique voire dissuasif des réseaux de distribution, des dosages en nicotine autorisés et des arômes qui, de fait, seraient interdits, disqualifiant une pratique que l’ensemble des vapoteurs considère comme une alternative infiniment moins dangereuse que le tabagisme. En outre, la demande de médicaliser les produits au-delà de 4 milligrammes de nicotine reviendrait dans les faits à accorder le monopole de leur distribution à la seule industrie pharmaceutique. La suppression des arômes, élément clé de l’attrait du vapotage, découragerait quant à elle tout autant les fumeurs que les vapoteurs actuels, aboutissant à un véritable non-sens en matière de santé publique.

Des restrictions qui seraient par ailleurs en contradiction avec les conclusions du rapport livré en mai 2013 par l’Office Français de prévention du Tabagisme (OFT)… Réalisé à la demande du Ministère de la Santé, ce-dernier stipule que « l’e-cigarette, bien fabriquée et bien utilisée est en elle-même un produit qui présente des dangers infiniment moindres que la cigarette », soulignant également « l’absence de cancérogène », « l’absence de monoxyde de carbone » et « l’absence de particules solides à des taux significatifs » dans la vapeur produite par le vapotage.

Alors, fumera ou fumera pas ?